Voici un an que le Colruyt Group annonçait la cession de Dreambaby à la famille Vanhalst, propriétaire de Supra Bazar. Le moment est bien choisi pour faire un premier point avec Patrick Michielsens, le General Manager de l’enseigne. Il confirme que de nouveaux projets devraient éclore bientôt, à commencer par celui d’un développement de l’enseigne en Wallonie.

Si la cession de Dreambaby à la famille Vanhalst ne fut effective qu’en juin 2024, c’est bel et bien en mars 2024 qu’elle fut annoncée. A quoi les équipes de Dreambaby se sont-elles consacrées depuis cette acquisition ? Déjà à contrôler les coûts de façon pragmatique, et à profiter des synergies possibles avec Supra Bazar. “ Cela s’est fait dans un grand respect de l’identité propre de Dreambaby, qui forme une entité indépendante, “ explique Patrick Michielsens, . “Pour le client, le transfert à un nouvel actionnaire n’a rien changé. La greffe a d’autant mieux pris que nos cultures d’entreprises respectives étaient compatibles : dans les deux cas, s’agissant de Colruyt Group ou de Supra Bazar, il s’agit d’entreprises familiales, qui poursuivent des stratégies à long terme, autour de valeurs fortes. C’est évidemment une base très saine pour développer l’avenir de Dreambaby, auquel nous travaillons activement.”

Patrick Michielsens

 
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Dreambaby

Patrick Michielsens est à cet égard très confiant, et il veut tordre le cou à certains amalgames malheureux parfois apparus récemment dans des medias du sud du pays.  “Tout le monde sait que le climat dans le retail est pour l’instant plutôt morose, de façon générale. Au cours des deux dernières années, notre nom a parfois été cité dans l’actualité, au risque de vrais malentendus.” Ce que Gondola peut confirmer :  la chaîne Babykid a fait faillite à l’automne dernier en fermant ses 11 points de vente en Wallonie, mais il ne s’agit bien entendu pas du tout de Dreambaby. Et quelques titres de presse n’ont pu éviter la confusion au sud du pays, ce qui n’est évidemment pas agréable. Patrick Michielsens remet donc les pendules à l’heure : “Dreambaby est solide et a trouvé avec la famille Vanhalst un partenaire qui veut investir et offrir un bel avenir à notre enseigne. Nous avons beaucoup travaillé autour de la stratégie qui va porter cet avenir, et qui sera bientôt visible : ce n’est plus qu’une question de mois, voire même de semaines avant qu’on en voie les premières traductions concrètes. “

Sur quels points ce travail de refonte a-t-il porté ? “Tout part toujours du client, “ répond Patrick Michielsens. “Il faut donc l’écouter, lui donner une place centrale dans la stratégie. Les nouvelles générations de jeunes parents ont d’autres valeurs ou attentes que celles qui les précèdent. Nous les avons donc beaucoup écoutées pour leur proposer une offre renouvelée et une identité rafraîchie.” Au cours de cette phase de préparation, bien des sujets ont été abordés, comme la place occupée sur ce marché par les articles de deuxième main, ou la stratégie omnicanale à mettre en place. “Nous avons de vrais atouts à faire valoir, à commencer par une expertise en magasin, un taux de service bien plus important que ce que permet le canal online, mais aussi un vrai coup de modernité que nous allons donner à de grands classiques, tels que la liste de naissance, pour bien coller aux attentes de la clientèle.” 

Du potentiel , il y en a certainement : si le taux de natalité était plutôt en retrait ces derniers temps, les statistiques du Bureau du plan prévoient qu’il va à nouveau croître dans les 5 ans à venir. Et Dreambaby, dont le réseau compte aujourd’hui 27 points de vente physiques, ne s’en cache pas : l’enseigne a l’ambition de se développer, et précisément en Wallonie, où elle entrevoit de réelles opportunités. Encore un peu de patience : on sera donc bientôt fixé sur le nouveau souffle printanier attendu chez Dreambaby.